Rendre les élèves acteurs de leurs apprentissages
Illustration de la poésie réalisée par une élève.
1) Poésie
Les fôtes d’ortografe
Comme je respecte le code de la route,
Je dois appliquer les règles d’orthographe
Afin de ne pas me mettre en déroute,
Un conseil : la méthode de mon « mètre » ?
Pour éviter les erreurs et me faire comprendre,
Est dans une relecture un super coup de maître !
1-Je dois accorder chaque verbe conjugué avec son cher et tendre sujet.
2-Je dois impérativement marquer le genre et le nombre. C’est déterminant !
Déterminants, noms et ses adjectifs qui soient épithètes ou attributs,
Tout doit y passer à la chaine…
Tout en restant vigilant aux exceptions !
Un caillou peut cacher des bijouxe !
3-Je dois me méfier des mots trompeurs, les homophones !
Il était une fois, dans la ville de Foix,
Une marchande de foie, qui vendait du foie…
4- Enfin, je dois radicalement vérifier l’orthographe des mots qui me sont familiers, nouveaux voire oubliés…
Clément Carette ( 2012)
2) Objectifs de la poésie à relire régulièrement
Les trois premières strophes de la poésie ont pour objectif de rappeler l’importance de travailler l’orthographe à l’école. Pour reprendre une formulation de Jean Bernardin, membre du Bureau national du GFEN, dans un article intitulé Orthographe : construire vigilance et compétence dont je vous recommande vivement la lecture, il est primordial de permettre aux élèves « de construire du sens à la nécessité d’écrire « correctement » c’est-à-dire à accepter de respecter les normes internes à notre langue - comme à toute langue » (p. 2) En effet, suite à une petite enquête auprès de plusieurs classes de cycle 3, à la question «A quoi sert l’orthographe ? », Jean Bernardin dresse le constat que 49 % répondent : « bien copier, bien écrire les mots sans faire de fautes, d’erreurs… et avoir de bonnes notes », soit 79 élèves sur 161 élèves de CE2 - CM1 (résultats de l’enquête p. 2 de l’article).
La dernière partie de la poésie a pour objectif de donner une méthode aux élèves pour apprendre à se relire et éviter les erreurs d’inattention. En effet, comme l’indique Jacques Bernardin « il faut éduquer à l’attention, c’est-à-dire faire se construire des comportements de rigueur. La pratique en est simple et l’objectif ambitieux : lutter contre l’intériorisation de l’échec en orthographe en plaçant les élèves dans une double situation d’exigence et de réussite. »
Afin de développer l’attention et la vigilance orthographique de nos élèves, je vous recommande de nouveau l’article de Jean Bernardin qui donne des pistes pédagogiques détaillées expérimentées en classe.
Médiagraphie
Jean Bernardin (2014), Orthographe : construire vigilance et compétence. Disponible sur : http://www.gfen.asso.fr/images/documents/article_jean.pdf